23 Suite

Lundi 31 juillet

« A peine je suis rentrée du stage d'athlé-nature que les enguelades ont repris. En fait, je ne me rappelle plus de quoi il s'agissait. Mais figure-toi que hier aussi il y a eu des cris. D'abord parce que papa se croit mon entraineur d'athlétisme et qu'il se permet des réflexions, des remarques alors qu'il en sait moins que moi. Puis dans la voiture, ça a recommencé. Il a dit qu'on s'était, maman et moi, ligué contre lui, à cause du boulot qu'il avait fait cette année (fonction de proviseur adjoint). Je ne lui avais même pas parlé de ça mais bon. Je ne veux plus qu'il vienne me voir aux compétitions, c'est décidé ! Et encore moins quand je cours un 800m. Maman me dit souvent que je lui parle mal quand je suis qu'avec elle ou papa, ou même devant des gens. Mais moi je ne trouve pas. Par exemple hier dans les gradins, il me disait que j'avais couru trop lent le premier 400m, alors je lui ai gentiment dit que ce n'était pas son problème... Je pense que j'avais raison. Je ne vais pas le laisser faire. Et tu ne peux pas savoir à quel point il m'énerve avec son air sérieux de monsieur je sais tout ! Et lorsqu'il élève la voix pour se faire entendre, qu'est ce que ça me met en rogne !!! »

Mercredi 9 août (En Espagne, dans le camping car)

« Ça fait un petit peu plus d'une semaine que je n'ai pas écrit dans ce cahier mais il ne faut pas croire que c'est parce que rien de lamentable ne se passe. La situation est toujours la même. Aujourd'hui fut la plus grosse des disputes de ces dix derniers jours (mais pas en rapport avec moi). Papa a très mal parlé à maman et elle a pleuré, lui a dit que s'il recommencé elle le quittait... Bref, ce n'est pas drôle ! C'est même triste pour notre famille. Ces deux derniers jours nous étions chez mamie Eliane et elle est aussi désagréable et inhumaine que papa. Normal ! C'est sa mère ! Ah là là, dur dur !
L'erreur est humaine, pas mon père... Pourtant, il fait des erreurs ! Alors ?! Il est un humain et doit se comporter comme le fait le meilleur de ces êtres. »

Dimanche 13 août

« Ces deux derniers jours nous étions à Madrid et il y avait souvent de petites disputes. Ça me saoule. Je pense que l'on pourrait s'en passer. Papa et maman se disputait toujours à cause du sac. C'est maman qui le porte et papa se la coule douce. Vois le genre de dispute. Ou alors que papa est trop mou, qu'il nous fait marcher vers un endroit puis veut retourner plus bas... Ce ne sont que des petits trucs mais cela agace et en devient lourd. »

Mes parents s'entendent bien mais il faut toujours qu'ils se disputent. Ils ont deux tempéraments assez opposés. Complémentaire ?
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# Enviado el sábado 14 de febrero de 2009 16:19

Modificado el viernes 01 de mayo de 2009 17:42

22 Suite

Je veux aller en première scientifique. Mon père n'est pas trop chaud. Il dit que je n'ai pas "la démarche scientifique". Ma mère non plus n'est pas tellement pour. Puis mon père décide de me faire confiance et me donne son feu vert. C'est lui qui convint ma mère.
Quand à moi je sais que cela ne va pas être facile. Et je me dis aussi qu'ainsi je pourrais faire un peu "n'importe quoi". C'est-à-dire me détruire, même si je n'emploie pas encore ce mot dans ma tête.
C'est étrange. C'est comme si je sais que je vais broyer du noir. Peut être que le fait que mes parents se soient montré hésitant dans ce choix me fait perdre le peu de confiance que j'avais et m'entraine vers le bas.

Lundi 26 juin

« J'ai trop merdé le 800m aux inters. J'étais trop dégoutée. J'ai pas assurée je ne me suis même pas battue ! Où est passée la Adeline des années précédentes ? »

Durant l'été je refais le stage athlé-nature. Je prends vraiment l'habitude de tous ces stages. J'adore. L'athlétisme est son monde est vraiment ma passion et ils me conviennent parfaitement.

En juillet je crée "le cahier des lamentations", "après une grosse dispute".

Vendredi 21 juillet

« Et oui ! Une dispute a encore éclatée. Papa est égoïste. Il ne pense qu'à lui, ce n'est pas parce qu'il se considère comme une machine qu'il doit penser que les autres aussi n'ont pas de c½ur et ne ressentent aucun sentiment quand des mots durs sont prononcés. Maman réagit toujours violement dans ce genre de dispute, et du cou, cela ne s'arrêt plus et elle devient très mauvaise. Elle se moque, elle énonce les défauts, fait de l'ironie... J'ai remarqué que quand j'étais très en colère, moi aussi, je réagissais plutôt violement. En fait elle est très impulsive, ce qui me gave. Ce qui me saoule aussi, mais du coté de papa cette fois si, c'est qu'il ne veut jamais reconnaître ses tords. JAMAIS. Il dit toujours « Ouais c'est ça ! » d'un ton très déplaisant qui veut dire je t'emmerde. Ça me choque. Ça ne se fait pas de dire cela. D'autant plus qu'il est blessant dans son comportement. C'est maman qui en souffre le plus. Quand à elle, lorsqu'elle est énervée, elle lance de violentes vannes toute la journée ou la soirée. C'est très agaçant. Elle remue sans cesse le couteau dans la plaie. »

# Enviado el sábado 14 de febrero de 2009 16:18

Modificado el domingo 26 de abril de 2009 15:45

21 Suite

21 Suite
Ma mère me propose de consulter un psychologue car j'ai toujours des douleurs au ventre. J'y réfléchie et conçois que cela pourrait éventuellement être une solution. J'accepte.

Vendredi 5 mai

« Tout à l'heure maman m'a parlé de faire une thérapie...Pour mon ventre et on parlait que c'était peut être à cause du fait que je sois énervée que j'ai mal. Ça m'a fait pleurer et tout voilà. J'aimerais bien raconter ça à quelqu'un ça me ferait du bien. »

Mardi 16 mai

« Hier, lundi, j'avais cour. A 11h je n'avais rien, je suis allée au psychologue. Mais j'aimerai bien que papa y aille parce que je troue qu'on dirait que c'est moi le problème alors que lui il est vachement dur. Ok moi aussi je ne suis pas parfaite mais bon. »

Lundi 22 mai

« Je suis allée au psychologue. A un moment j'ai pleuré je ne sais même pas pourquoi. Quand je suis revenue au foyer, où il y avait mes copines, j'étais trop triste. Je ne regardais personne en face. Mais c'est vite allé mieux. La prochaine fois j'y vais avec mes parents. C'est ce que j'attendais. »

En fait je n'ai aucune envie de parler. Je me débrouille pour faire ramener mes parents à la troisième séance. Pour moi je n'ai rien à dire. J'arrête très rapidement. D'autant plus que ces séances sont bouleversantes.

Je ne retiens qu'une chose de ces rendez vous. Mon père s'est défini comme "une machine". C'est choquant. Pourquoi ne veut-il pas admettre que nous sommes des hommes et que nous avons des forces et faiblesses ? Et puis même une machine en a. Elle ne fonctionne jamais bien à cent pour cent. Attend t'il de ses enfants qu'ils agissent comme des "machines " ?

# Enviado el sábado 14 de febrero de 2009 16:17

Modificado el miércoles 22 de abril de 2009 05:06

20 Suite

20 Suite
Je décide soudain de reprendre l'athlétisme. Je décide que je n'ai plus avoir mal au ventre. Au fur et à mesure la douleur devient moins importante et disparaît.
Je refuse que mes parents viennent me voir à chaque compétition. Je réclame mon autonomie et mon indépendance. Je veux me débrouiller seule.

Je manque d'entrainement et rate ma saison (800m). Manque de force mental aussi... Je suis déçue mais tout cela est logique, je suis peu entrainée, je ne suis pas assez préparée. Côtés positifs, je stresse beaucoup moins. Je gère mieux mes compétitions et fait des progrès en heptathlon. Seul le 800m me laisse sur la faim...

Durant l'année, je trouve un projet. Journalisme. "Parce que j'aime bien rédiger" et que l'information m'intéresse. Puis je veux travailler dans le sport. Ainsi je souhaite être journaliste sportif. Mon "projet" me motive.

En avril je reprends une rédaction de l'année précédente où j'avais incéré l'athlétisme. Sans m'en rendre compte, je fais souffrir mon personnage... Il lui arrive beaucoup de choses, évanouissement ou bien il doit se blesser pour récupérer son sang... Je me projette dans l'écriture. Cela apaise mes destructions, et mon goût à la destruction, que je n'ai pas encore réalisé.

Je fais un nouveau stage, je suis toute épanouie, contrairement à celui de l'hiver dernier. Je m'éclate, je ris beaucoup et bien sur, le stage est motivant.

Nous avons des séances de relaxation, comme d'habitude. Autant vous dire que je déteste. Cela m'énerve plus qu'autre chose. En stage d'athlétisme il y en a tout le temps! Quel long moment pour moi! Sous mon air calme, je suis quelqu'un d'hyperactif. Je trouve cela ennuyant. Ou peut être que cela me déprime, parce que je peux penser ?

# Enviado el sábado 14 de febrero de 2009 16:16

Modificado el miércoles 22 de abril de 2009 05:06

19 Suite

19 Suite
Durant l'année je me refais mal. Mais tellement peu. Je me rappelle m'être mordu aussi.

Je suis mal sans le savoir. Mais au lycée je me sens mieux. Je galère un peu niveau cours mais ça va.

Ah oui j'ai oublié de préciser. Mon père m'aide dans les matières scientifiques depuis la 4ème. Cela est source de conflits. Il dit que je ne l'écoute pas. Alors que ce n'est pas vrai. Il m'énerve de plus en plus. J'ai envie de tout casser quand je suis énervée, je bouillonne, je me sens incomprise. Je passe peut être un peu trop de temps avec mon père. La course à pied, les devoirs...

Samedi 7 janvier

« J'aime pas le soir quand il faut travailler car ça passe très très doucement. »

Lundi 30 janvier

« En ce moment même je n'ai gout à rien. Je me sens seule. Je suis molle. Rien ne m'intéresse. Je veux seulement recourir, faire de l'athlétisme et continuer de voir des gens. »

Mardi 31 janvier

« La vie est dure, les parents font souvent chier. Mais bon, c'est un peu pareil pour tous les ados. »

Vendredi 10 mars

« Ah oui, un grand truc. J'ai repris l'athlétisme. Qu'est ce que je suis heureuse. Ça fait trop du bien. De revoir les gens, de voir aussi que je n'ai pas perdu trop de technique... J'adore trop trop. »

# Enviado el sábado 14 de febrero de 2009 16:15

Modificado el miércoles 22 de abril de 2009 05:01